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Vous trouverez ci-dessous une liste d'informations pour vous aider à préparer votre parcours sur le GR20.
Les informations contenues dans cette page sont celles que nous avons recueillies quotidiennement au cours de notre voyage qui s'est déroulé du 16 au 30 juin 2002. Ces informations ne concernent que la partie Nord du GR20 (Calenzana à Vizzavona) car nous avons du arrêter notre périple à Vizzavona. Nous avons voulu ces informations "pratiques". Vous ne trouverez donc pas le récit de tous ces petites choses qui font que faire le GR20 reste une expérience inoubliable, mais plutôt des infos, des conseils, des prix… qui nous l'espérons permettrons de vous guider au mieux dans vos vacances. La plupart des guides présentent le GR20 du Nord au Sud (Calenzanna à Conca). Après en avoir discuté pas mal avec d'autres randonneurs, si je devais le refaire je le referais du Sud au Nord. En effet les étapes les plus difficiles sont les 3 premières et attaquer par le sud permet de se "mettre en jambe". D'autre part les plus belles étapes sont au nord et le sud peut sembler fade après une étape comme Mangalu – Pietra Piana. Ceci n'est toutefois que mon avis.. à vous de vous décider. Si vous n'êtes pas sûr de pouvoir tout faire (manque de temps) préférez la partie Nord. Il faut compter 15 étapes (9 au Nord et 6 au Sud) auxquelles s'ajoutent une journée d'arrivée (rejoindre Calenzanna), une journée de retour (rejoindre l'aéroport) et une journée de ravitaillement complet (de Vizzavona on descend à Ajaccio par le train pour trouver un ravitaillement complet à un prix correct en Supermarché). D'autre part le temps peut changer très vite (envisagez une solution de repli prévoyant un ou deux jours de mauvais temps). Nous avons doublé une seule étape car cela est tout d'abord difficile (ascension en plein soleil) et cela ne correspondait pas à la philosophie de notre voyage (prendre le temps de découvrir). C'est toutefois envisageable pour ceux qui sont en forme (nous avons même rencontré un couple qui triplait une étape (Asco à Calenzanna en une journée !!). D'une façon générale, il est préférable
de partir très tôt le matin. Cela permet de monter à
la fraîche, de voir le lever du soleil, d'arriver au refuge/bivouac
dans les premiers, donc de choisir son emplacement (à l'ombre
par exemple), de profiter des douches chaudes quand il y en a, de se
reposer et de nouer des contacts avec les autres randonneurs... Pour
notre part, nous nous levions à 4h00 (pliage, petit déjeuner…à
la lampe frontale pour partir vers 5h00 aux premières lueurs
du jour). Nous arrivions au refuge suivant entre 10h30 et 11h00 avant
la canicule. Le GR20 se différencie de la plupart des autres GR par la difficulté du terrain. Dans la plupart des étapes (notamment dans la partie nord) le sentier est souvent très raide (pas de montée en large lacets mais des hautes "marches") et très peu "marchand" (beaucoup de crapahutage, des descentes très raides épuisante pour le genoux et les quadriceps…). Les bâtons sont à mon avis indispensables surtout si vous avez les genoux fragiles Il y a deux façon extrême de faire son sac pour le GR20.
L'avantage de la seconde solution c'est plusieurs Kilos en moins dans les sacs mais l'inconvénient c'est une addition salée à la fin du GR (cf. les prix pratiqués au niveau de la nourriture). Dernière info : le prix de la nuitée en refuge est de 9 €/personne et de 3,5 €/personne en bivouac (exigez un ticket par personne !).
Pour ceux qui arrivent via Calvi (Avion, train…) il existe un supermarché (Super U) où l'on peut trouver des recharges de gaz (interdites dans les avions). Il existe également à l'entrée de Calenzana un Spar qui permet de faire quelques courses à prix raisonnable (y compris quelques modèles de recharge de gaz) car tous les refuges ne propose pas le gaz au bivouac. La montée à Calenzana peut se faire en stop (ça marche très bien en se mettant au début de la route le long du camp militaire de Raffali) ou en car depuis Calvi (arrêt sur le parking en terre en face du Super U) moyennant 4, 5 € /personne. (Compagnie les Beaux voyages 05.95.65.11.35 ou 15.02). En théorie on ne peut pas acheter son billet auprès chauffeur, en pratique si… Le gîte d'étape se trouve à l'entrée du village. L'accueil y est sympathique et c'est bien équipé.
Cette étape ne présente pas de difficulté particulière hormis son dénivelé (on part à 275 m pour arriver à 1570 m). On est de plus chargé et on manque de condition physique. Bref, cette étape peu paraître difficile. Il est donc conseillé de partir tôt dès le levé du jour (5h00 mi juin). Il n'y a pas d'eau sur cette étape. Il est donc conseillé de prendre 1,5 litre/personne. Le sentier monte tout d'abord en lacets raides jusqu'à la séparation avec le Mare e Monti (1h). On atteint ensuite facilement le promontoire d'Arghia (1h) puis par des lacets le col de Saltu (1h30). En partant très tôt, toute cette partie se fait à l'ombre. On redescend légèrement à travers la forêt (10mn) puis on attaque une montée raide en plein soleil pour atteindre le col de Bassiguellu (1h). Le GR se poursuit ensuite à flanc de montagne jusqu'au refuge (1h15). Refuge : Accueil correct sans plus Large aire de bivouac en plein soleil (quelques emplacements à
l'ombre en direction de la source). Ravitaillement succinct :
Cette étape est l'une des plus difficiles physiquement de tout le parcours à mon sens . Départ direction la source, montée (15 mn) puis descente vers les ruines des bergeries de Mandriaccia. Il y a une source à la traversée du torrent (tuyau au milieu du torrent). Le GR s'élève ensuite par une montée raide pour atteindre le col Piccaia 1950 m (3h). Partir tôt permet une nouvelle fois de faire toute cette montée à l'ombre. La vue à cet endroit permet de découvrir le caractère alpin et majestueux des prochaines étapes. Le GR se poursuit ensuite par une légère montée, puis à flanc de montagne facilement, puis par des franchissements difficiles pour atteindre le col de Carozzu (1h45). La descente se fait sur un sentier très raide et peu marchand (éboulis rocheux) en plein soleil rendant cette partie particulièrement pénible notamment pour les personnes fragiles des genoux (les bâtons sont indispensables). On atteint le refuge en 1h15 qui en paraissent 2h. Refuge : Accueil correct sans plus Large aire de bivouac ombragée pour la plupart des emplacements. Ravitaillement succinct : A 10 mn du refuge, en suivant le GR en direction d'Asco, on trouve de superbe vasques ou l'on peut nager (eau à 15°). Passer la passerelle puis marcher 3mn pour atteindre les vasques supérieures ou il y a peu de monde.
On traverse la forêt jusqu'à la passerelle de Spasimata puis le GR s'élève à flanc de montagne par une montée raide mais très marchante (dalles rocheuses équipées de quelques mains courantes). Attention par temps de pluie ce passage s'avère très délicat ! On atteint ensuite par quelques lacets le lac de Muvrella (2h30) puis en 30mn la brèche. On contourne ensuite par le versant sud pour atteindre la crête et le col Stagni (30 mn). De là on aperçoit en bas la station d'Asco et le refuge. La descente (1h30) est difficile et très fatigante car le tracé ne s'embarrasse pas de lacets et va au plus court !… notamment pour les personnes fragiles des genoux (les bâtons sont indispensables). Autrefois le GR ne descendait pas à Asco mais passait par les crêtes pour rejoindre le refuge d'Altore (aujourd'hui détruit) un peu avant le cirque de la solitude. Refuge : Disons le clairement si vous n'avez qu'un refuge à
faire, c'est celui-ci. L'accueil de Martine y est super et il est confortable
(petites chambres, douches chaudes…)… et, au risque de me répéter,
il faut essayer la gentillesse de Martine ! Large aire de bivouac mais en plein soleil au milieu des pylônes
de remontes pentes rouillés qui devraient être démontés
à l'automne 2002. Restauration possible au refuge. A noter que l'on peut également dormir et manger à l'hôtel "La chalet". A 20 mn du gite, en suivant l'itinéraire de montée au Monte Cinto (départ sur le parking face à l'hôtel Le Chalet) on trouve des vasques ou l'on peut se baigner.
Montée sur un sentier en pente faible très marchant puis petite montée en lacets pour atteindre l'ancien refuge d'Altore en 1h30(source à droite juste après le lac). Cette vallée est orientée Est/Ouest et, si vous êtes partis de bonne heure, vous pourrez admirer un magnifique levé de soleil sur l'horizon. Par des franchissements plus difficiles on atteint le col Tumasginesca (30 mn) au bord du Cirque de la Solitude. Le franchissement du cirque constitue la partie la plus aérienne du GR et peut poser des problèmes aux personnes sujettes au vertige bien qu'elle ne présente pas de difficultés majeures de franchissement (les passages délicats sont équipés de chaînes et d'échelle). Je conseille également de partir très tôt sur cette étape pour éviter les encombrements lors de ce passage et également, et cela est plus grave, les chutes de pierres provoquées par les randonneurs peu attentifs (principalement lors de la descente). On ressort du cirque au col de Minuta (1h30). La descente vers le refuge de Tighjettu se fait sans problème sur un sentier pierreux (1h30). Au refuge le ravitaillement est quasi inexistant et très cher. Le bivouac est en plein soleil hormis 2 emplacements à l'ombre. Il est possible de descendre en 30mn supplémentaires aux Bergeries de Ballone. Refuge : (Bergeries de Ballone) Accueil glacial Douche chaude accessible au bivouac mais pas de gaz. Ravitaillement succinct à prix classiques : Bière 3€,
café 1 €
Le sentier suit le torrent à flanc de montagne à travers la forêt (très marchant)puis rejoint le col de Foggiale par une montée très raide en plein soleil. Le GR monte encore légèrement pour atteindre un second plateau herbeux puis par un sentier descendant légèrement à flanc de montagne atteint le refuge de Ciottulu di i Mori (3h). Il est possible de faire depuis ce refuge 2 ascensions (La Paglia Orba et le Tafunatu). Le GR continue à descendre doucement à flanc de montagne (très marchant) puis en lacets plus raides pour atteindre le défilé de la cascade E radule (1h15). On passe les bergeries (vente de fromage) puis on traverse ensuite la forêt par un sentier de terre très marchant pour atteindre Castel di Vergio. La fin d'étape semble longue car on entend très tôt les voitures mais il faut compter plus d'une heure depuis les bergeries. Refuge : Accueil peu sympathique 3 possibilités pour dormir à cet endroit : - l'hôtel 55 € (demi pension) pour un confort très moyen Douches chaudes dans un bâtiment sanitaire tout neuf Ravitaillement complet mais cher (si l'on considère qu'il y a la route) : pain de mie 500g 1€ 50, pain d'épices 2 € 50, boite de 6 barres Grany 2 € 75, pâtes, purée, fruits, pain 1 € 50, Bière 25 cl 3 €, glace Magnum 3 €; fromage 2 € 50…
Etape très facile, le GR a changé (sentier marchant par rapport au pierriers des premières étapes) Le GR traverse la forêt sur un sentier de terre très marchant pendant 1 heure puis attaque la montée vers le col St Pierre (calvaire) et le col Reta que l'on atteint en 1h30 par de larges lacets qui rendent cette montée aisée. On redescend alors vers le lac de Ninu dans une magnifique vallée. On passe devant une fontaine (au niveau du lac). Le GR se poursuit le long du lac ou l'on peut admirer les pozzines (rester sur le sentier pour protéger ces formations végétales fragiles). Au bout de la vallée on descend légèrement pour gagner une hêtraie puis on atteint les bergeries de Vaccaghja (vente de fromage). On traverse à nouveau des pozzines puis on atteint par un courte montée raide la refuge de Manganu. Refuge : Accueil sympathique Refuge très propres (On y fait du tri sélectif !) Ravitaillement correct : pas de pain, boite de salade composée
4 €, pâtes 500G 3 €, purée, Coca/Bière 33 cl 3€,
Boites 4/4 de raviolis/cassoulet/saucisse-lentilles à 5 €…. Possibilité de nager dans des vasques (sous la passerelle d'accès au refuge ou mieux à 100 m en aval)
La plus belle étape à mon avis. Le GR remonte le vallon du torrent puis atteint un cirque par une montée
aisée. Par une dernière montée raide sur un pierrier
le GR atteint la brèche de Capitellu (2h15) à 2225m point
culminant du GR. Le spectacle à cet endroit est magnifique. Par
un sentier escarpé le GR contourne le lac pour atteindre une
autre brèche (30 mn). Ce passage sur 400 m est assez difficile
car très accidenté. Le GR redevenu sentier rocailleux
laisse à droite un sentier (balisé en jaune) vers le lac
de Capitellu. Le GR traverse à flanc de montagne pour contourner
entièrement le lac de Melo et atteint par une courte montée
raide le col de Rinosa (1h45) puis le col de Muzzella (15 mn). Cette étape peut facilement être doublée pour atteindre le refuge de l'Onda en passant par la variante des crètes. Refuge : Accueil assez froid Refuge assez petit Ravitaillement succint : pain de mie 450g 6€50, pâtes 6 €, Coca
3€, Bière corse 4€ (!), Twix 1€50
Nous avions décidé de doubler cette étape mais avec le recul il aurait été préférable de doubler la précédente par les crêtes et de s'arrêter au refuge de l'Onda. L'itinéraire vers le refuge de l'Onda peut se faire par la passerelle de Manganellu ou par les crêtes. Itinéraire par les crêtes (3h): Depuis le refuge le GR descend légèrement puis traverse
une zone rocheuse (passage difficile) puis devient un sentier suivant
la crête pour atteindre la pointe Pinzi Corbini (2021m). Le tracé
resdescend en suivant une pente raide, oblique à gauche, redescend
pour traverser à nouveau une zone rocheuse puis remonte en escalade
simple pour franchir la crête. Il se poursuit sur l'autre versant
par un sentier de terre qui descend doucement à flanc de montagne
puis en lacets pour atteindre le col Oreccia. La descente s'effectue ensuite sur des rochers (hautes marches = bâtons indispensables) puis par un sentier dans la forêt. On atteint en 2h15 la cascade des Anglais (parking, buvette) d'ou il est possible de gagner en 10mn la route pour faire du stop vers Ajaccio (nous avons attendus 3mn !). Pour les autres compter encore une heure pour atteindre Vizzavona par un sentier à travers la forêt. De là il est possible de prendre le train vers Ajaccio. Voilà, si vous avez des questions précises, si ces infos
vous ont aidées, je suis preneur d'un message à michel.barbot@laposte.net Nathalie et Michel (juin 2002)
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